l'objectif était de remplacer les fenêtres à simple vitrage des années 70 par des menuiseries ayant le maximum de clair de vitrage et les plus performantes possible tant en hiver qu'en été. L'appartement étant au dernier étage d'un immeuble parisien, la problématique thermique est plus importante l'été que l'hiver. L'autre demande était d'avoir des croisées à rives droites (paumelles à l'ancienne) et un battement à mouton et gueule de loup. Dernier point était d'avoir un aspect intérieur des années 30.
Nous avons opté pour du vitrage sous-vide pour la performance d'isolation et des volets intérieurs peint en blanc pour résister à l'impact solaire estival. Le vitrage sous vide choisi est un vitrage ayant des points tous les 30 mm quasiment transparent. Ce vitrage a une performance Ug = 0,40W/(m².K) soit plus de 3 fois moins de perte thermique qu'un double vitrage ordinaire et 15 fois moins qu'un simple vitrage.
Afin d'avoir le maximum de clair de vitrage, nous avons utilisé notre savoir faire en terme de finesse des profiles de la menuiserie tout en intégrant 2 joints d'étanchéité au pourtour. Le battement (masse centrale) fait 120 mm pour une fenêtre quasiment 2 m de haut. En comparaison une menuiserie industrielle à mouton et gueule de loup à double vitrage a un battement autour de 145mm de large. Vue la hauteur, eu égard à notre expérience, nous n'avons voulu pour une question de pérennité réduire à 109 mm de large ce qui a été le maximum que nous ayons réalisé. En travaillant les montants et traverses périphériques, nous avons pu optimiser les sections. nous avons gagné en hauteur 10 mm de clair de vitrage et 29 mm au totale en largeur de clair de vitrage
Pour plus d'informations sur les types de rénovation : https://www.mansutti.fr/renovation/
Nous utilisons uniquement des techniques traditionnelles ayant fait leurs preuves de longévité. Les assemblages sont à tenon et mortaise soit l'assemblage le plus stable existant. Les collages sont doublés de chevilles.
Les vitrages sont intégrés sous pare-closes avec avec des joints d'étanchéité périphériques aux 2 faces. Les petits bois sont mortaisés côté extérieur. Du côté intérieur, un ensemble monobloc de pare-closes assemblés et collés.
L'étanchéité thermique est assurée par des doubles joints en périphérie et au battement (centre).
Le verrouillage du battement est réalisé par une crémone fine des années 1915.
La finition peinture est assurée en cabine au pistolet.
La pose est sous compribande 600Pa au pourtour. Les couvres-joints ont été posés dans une feuillure dans le bâti afin d'avoir une surface plane ne gênant pas les volets intérieurs.
Client : particulier
Bâtiment : immeuble fin XIXième
Localisation : Paris, Vième