
La porte d'entrée d'origine était fine et pas isolante. L'objectif était de la remplacer en conservant plus fidèlement l'architecture tout en permettant d'intégration de châssis vitrés isolant et une serrure à 3 points.
Les montants de battement d'origine étaient trop faibles en largeur pour pouvoir recevoir des châssis vitrés et une surcharge provenant de l'épaisseur accrue de la porte. Les ouvrants ont été redistribués pour pouvoir des montants plus fort et une répartition tiercée. Nous avons travaillé avec une répartition classique et un faux battement dans le milieu de l'ouvrant principal. Par ailleurs pour une question de gestion de l'ouverture et surtout apporter un supplément esthétique que permet une modification architecturale, nous avons revu la cimaise.
Nous utilisons uniquement des techniques traditionnelles de rénovation ayant fait leurs preuves de longévité. Les assemblages sont à tenon et mortaise, soit l'assemblage le plus stable existant. Les collages sont doublés de chevilles à frapper.
Les panneaux de remplissage de soubassement sont en bois massif à double parement intercalé d'une laine de bois. Le parement extérieur est embrevé par rainures languettes dans le cadre de structure et le panneau intérieur est sous pareclose. Ce procédé assure la longévité dû au massif, la performance thermique du complexe bois/laine de bois/bois et la gestion indépendante de l'hygrométrie du bois de part et d'autre.
L'étanchéité thermique est assurée par des doubles joints en périphérie et au battement (centre). Le seuil est composé d'un joint à lèvre raclant sur un seuil en laiton bombé. Ce seuil est très plat et c'est ce qui nous est très majoritairement demandé. Rarement, nos clients nous demandent d'avoir un seuil à la suisse assurant une meilleure étanchéité.
Les châssis vitrés sont ferrés par des fiches et verrouillés par des crémones encastrées. L'étanchéité est réalisée par 2 joints. Les vitrages ici posés sont des doubles vitrages anti-effraction 44²/12 Argon/4FE.
La sécurisation est réalisée par une crémone à l'ancienne sur le semi-fixe et une serrure de sécurité à 3 pênes. La crémone ancienne résiste mieux à une agression que les verrous modernes lardés dans le chant de la porte. La quincaillerie de type ancienne demande moins d'entretien que la tringlerie moderne.
La pose est sous compribande 600Pa au pourtour avec reprise des tableaux extérieurs au mortier fibré évitant l'usage de joint type silicone. Les ébrasements (intérieurs) ont été ici doublés de panneaux de bois évitant la réfection des peintures fortement dégradées par l'humidité provenant des anciennes menuiseries.
Pour plus d'informations sur les travaux de rénovation : https://www.mansutti.fr/renovation/
Client : particulier
Bâtiment : Maison début XXièmeᵉ
Localisation : Seine Saint Denis, Le RAINCY